CONTEXTE DE LA 6ème COALITION La Bataille de France (1814) La campagne de France est la fin de la guerre liée à la Sixième Coalition, qui se déroule de janvier à avril 1814, pendant laquelle Napoléon Ier tente d'éviter ou d'arrêter l'invasion de la France et de conserver son trône, on considère que cette campagne est la plus belle de Napoléon Ier, celui-ci remportant nombres de victoires. Mais, après l'entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, il abdique le 6 avril 1814 et part en exil à l'île d'Elbe. Napoléon Ier affronte dans l'Est de la France les troupes coalisées de la Russie, de la Prusse, du Royaume-Uni, de la Suède, de l'Autriche et de plusieurs états allemands, anciens alliés de Napoléon, notamment les royaumes de Bavière et de Wurtemberg pour ne citer que les plus puissants. Les forces qui envahissent la France sont divisées en trois armées : Bohême (Karl Philipp de Schwarzenberg), Silésie (Gebhard Leberecht von Blücher) et Nord (Bernadotte). Dans le camp de l'empire français, les pertes précédentes en hommes, en Russie et en Allemagne, sont trop importantes pour être compensées, d'autant que de nombreuses troupes sont restées en garnison dans les places fortes d'Allemagne, comme à Hambourg (gouvernée par le maréchal Davout). Avec une armée diminuée, inexpérimentée (les jeunes conscrits de 1814, les «Marie-Louise», ne sont pas à la hauteur de leurs aînés), et largement dépassée en nombre, Napoléon, s'il parvient à infliger plusieurs revers à ses ennemis, ne peut réellement reprendre l'initiative et exploiter ses quelques succès. Il tente d'arrêter, puis de contourner l'offensive ennemie et de la prendre à revers, alors que les Alliés se dirigent sur Paris et que les défections se multiplient. Les Alliés entrent dans Paris le 31 mars 1814. La reddition de Paris, et le refus de combattre des généraux qui l'accompagnent, décident Napoléon à abdiquer à Fontainebleau le 6 avril. Beaucoup de stratèges considèrent la campagne de France comme la meilleure des campagnes de Napoléon, avec la première campagne d’Italie. Scène de la campagne de France Préparatifs de l'affrontement Napoléon, qui a franchi le Rhin à Mayence le 7 novembre 1813, arrive à Saint-Cloud le 9 ; par un décret impérial daté du 11 novembre, le prix du sel est augmenté de 20 centimes par kilogramme, et 30 centimes sont ajoutés à l’impôt sur les portes et fenêtres, afin de tenter de renflouer les caisses de l'État. Le 14, il se rend au Sénat et s'adresse aux sénateurs[1]. Le même jour, Saint-Aignan, qui était prisonnier à Francfort, arrive à Paris où il révèle que Metternich lui a dit qu'il était ouvert à des négociations de paix. Cette proposition officieuse qui, sans être rendue publique officiellement, est très rapidement connue de tous à Paris, est sans doute une manœuvre destinée à faire apparaître Napoléon comme refusant toute négociation. Le 15 novembre, un sénatus-consulte lève des troupes supplémentaires, portant l'armée à environ 300 000 conscrits des années 1803 et suivantes, jusqu'à 1815 inclusivement. Le même jour, un autre sénatus-consulte arrête que le Sénat et le conseil d'État assisteront à l'ouverture du Corps législatif, laquelle eut lieu le 19 décembre. Le 4 décembre, à Francfort, les Alliés déclarent que Napoléon veut la guerre. À partir du 15 décembre, les armées de la coalition se mettent en mouvement vers la France :
Le 19 décembre, l'Empereur prend la parole lors de l'ouverture de la session du Corps législatif pour demander « de nouveaux sacrifices » Les communications qu'on avait promises sont faites à la commission du Sénat par le duc de Vicence, et à la commission du Corps législatif par le conseiller d'État d'Hauterive. Cette dernière commission est présidée par le duc de Massa. L'Empereur refuse que le rapport que lui a fait M. de Saint-Aignan de ses conversations avec Metternich soit mis sous les yeux des deux commissions, il ne permet que les communications des bases de la proposition autrichienne de Francfort : on a parlé à Saint-Aignan de limiter la France à ses « frontières naturelles », terme ambigu qui permet toutes les spéculations. Le Corps législatif critique directement la volonté de Napoléon de continuer les combats dans son rapport (fait par Lainé le 29 décembre), et en vote l'impression à la majorité de 223 voix contre 31. Le 30 décembre, la commission du Sénat fait son rapport à l'Empereur en se rangeant à l'avis de poursuivre la guerre Le 31 décembre, Napoléon interdit l'impression du rapport Lainé, et fait fermer les portes de la salle des séances. L'Empereur témoigne à son conseil d'État la douloureuse impression qu'il a ressentie à la lecture du rapport de la commission du Corps législatif, qu'il regarde comme injurieuse à sa personne et attentatoire à son autorité. Le 1er janvier 1814, les divers corps constitués se rendent aux Tuileries pour offrir, suivant la coutume, leurs hommages de l'an au chef de l'État. Napoléon apostrophe violemment le Corps législatif venu pour son audience de congé. Les combats de la campagne de France État des troupes françaises à la fin de 1813: 360 000 + les 160 000 gardes nationaux rendus mobiles par le sénatus-consulte du 3 avril 1813. = 520 000. Les corps français n'ont encore reçu qu'une organisation incomplète, et que leurs rangs sont remplis aux deux tiers par des conscrits à peine adolescents, et peu ou point exercés au maniement des armes. Les troupes de la coalition sont au nombre de 1 000 000. Dans cette énumération ne sont pas compris les Landwehr, les Landsturm en Allemagne, les guérillas en Espagne, ni les troupes de Murat, ni un corps de Britanno-Siciliens.Les Autrichiens, au nombre de 120 000 hommes, pénètrent en France le 23 décembre ; les Russes et les Prussiens passent le Rhin ; une armée formidable, commandée par Bernadotte et composée de Suédois, Russes, Prussiens, Britanniques, est destinée à envahir l'Empire par la Belgique. Le retournement de Murat Le 6 janvier 1814, une convention provisoire a été conclue entre Murat, roi de Naples et le Royaume-Uni : elle établit un armistice dont l'expiration sera ratifiée trois mois à l'avance. Le 11, Murat conclut un traité d'alliance avec l'Autriche, par lequel il s'engage à fournir 30 000 hommes à la coalition, moyennant quoi ses États en Italie lui sont garantis ainsi qu'à ses héritiers.
après avoir conféré solennellement la régence à l'Impératrice Marie-Louise, et confié son fils, le roi de Rome,à la garde nationale, il part de Paris et installe, le 26, son quartier général à Châlons-sur-Marne. L'aile droite de son armée, commandée par le maréchal Mortier, est dans les environs de Troyes ; le centre, avec les maréchaux Marmont et Victor, autour de Vitry ; l'aile gauche, dirigée par le maréchal Macdonald, près de Mézières. La réserve, formée de la Garde, sous le commandement de Ney et Oudinot, se poste à Châlons et Vitry. L'effectif de ces divers corps est évalué à 50 000 hommes. La bataille de Brienne
27 janvier : l'avant-garde de Blücher est repoussée à Saint-Dizier. Napoléon veut encore empêcher la jonction de Blücher avec Schwarzenberg qui arrive par le sud-est en lui coupant la route de Troyes, et se dirige, par des chemins réputés impraticables, sur Brienne qu'il attaque le 29. La ville et le château de Brienne sont occupés par les corps russes de Osten-Sacken et d'Olsoufiev, avec lesquels se trouve Blücher, qui manque d'être pris avec son état-major. Napoléon abandonne l'attaque à dix heures du soir. Les pertes sont égales des deux côtés (3 000 tués ou blessés). Pendant la nuit, Blücher se retire paisiblement sur Bar-sur-Aube et, le 30, Napoléon entre à Brienne. Là, il apprend que Blücher et Schwartzenberg ont opéré leur jonction et qu'ils l'attendent avec 100 000 hommes dans les plaines de l'Aube. Quoique plus faible de moitié, il accepte le combat. Napoléon est au centre, au village de La Rothière. L'engagement (1er février) commence à une heure de l'après-midi et ne cesse qu'à minuit. Napoléon ordonne la retraite sur Troyes pour éviter d'être écrasé par Blücher le lendemain. Les Français perdent à La Rothière 54 bouches à feu, et environ 6 000 hommes dont 2 500 prisonniers. La bataille de La Rothière, première défaite personnelle de Napoléon en France, affecte le moral de l'armée française, et déclenche des désertions. |